© Relais-femmes, 2017. 

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UN PROJET DE...

Relais-femmes est un organisme féministe de liaison et de transfert de connaissances qui œuvre à la transformation des rapports sociaux dans une perspective de développement et de diffusion de nouveaux savoirs et de renouvellement des pratiques.


Depuis sa création, Relais-femmes s’intéresse aux questions d’argent, de pauvreté des femmes et d’économie, plus particulièrement d’économie dite hétérodoxe, c’est-à-dire distincte du modèle économique dominant. Ce sont ces préoccupations qui ont amené Relais-femmes à mettre sur pied, en 2008, le Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes. Dès 2006, Relais-femmes en collaboration avec le Centre des femmes l’Ancrage a travaillé à la conception d'une trousse de formation intitulée Femmes, argent et économie : on est loin du compte. Cette démarche s’inscrivait dans une réflexion critique sur les sujets sociétaux tabous que sont l'argent et l'économie. Le constat d'un certain malaise (ou d'un malaise certain), éprouvé autant par les participantes que par les travailleuses à l'égard des deux thèmes précédemment nommés, fut l’élément déclencheur ayant mené Relais-femmes à s’y intéresser plus en profondeur.


En 2010, Relais-femmes a continué à développer son expertise sur ces questions en accompagnant le Comité contre l’appauvrissement et la pauvreté des femmes (CAP) dans la production d'un guide d'animation considéré comme une base de réflexion collective sur les facteurs d'appauvrissement des femmes. Celui-ci, au titre évocateur: L'appauvrissement a-t-il un sexe? Pour des choix gagnants, aiguisons nos réflexes, s'est ainsi inscrit dans la volonté ferme et renouvelée de Relais-femmes de continuer à démystifier l’argent et l’économie auprès des femmes. Ce guide, basé sur une étude menée par treize centres de femmes de la Montérégie conclut que « non seulement les femmes sont plus pauvres que les hommes, mais qu’elles s’appauvrissent de plus en plus au fil des ans[1][2]».


Dans la continuité de ces travaux, en 2015, Relais-femmes, le Comité contre l’appauvrissement et la pauvreté des femmes (CAP) de la Table régionale des centres de femmes de la Montérégie et Hélène Belleau, chercheuse à l’Institut national de recherche scientifique (INRS), dont les thèmes de recherche privilégiés sont «Famille, couple, usage social de l'argent», ont développé un cahier de formation pour les animatrices de groupes de femmes et de groupes communautaires sur le thème Amour et argent. Suite à ce premier partenariat avec Hélène Belleau, l'idée d'un projet documentaire est né pour offrir un outil au grand public. 


www.relais-femmes.qc.ca

Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) existe depuis 1974. Si à l’origine elle fut mise sur pied pour regrouper les familles monoparentales, depuis 1995, elle intègre aussi dans ses rangs les familles recomposées. Aujourd’hui, la FAFMRQ regroupe une quarantaine d’associations membres à travers le Québec. Au fil des ans, la Fédération a mené des actions importantes visant le mieux-être des familles monoparentales et recomposées. Parmi les dossiers sur lesquels la FAFMRQ s’est penchée activement, on retrouve notamment la lutte à la pauvreté, l’accessibilité aux études et l’égalité entre les femmes et les hommes. La Fédération s’est également impliquée, à titre d’intervenante, dans une cause visant un meilleur encadrement juridique des conjoints de fait.


www.fafmrq.qc.ca 

 


Hélène Belleau est professeure à l'Institut national de la recherche scientifique (Centre Urbanisation Culture Société, Canada) et directrice de recherche du Partenariat Famille en mouvance. Spécialisée en sociologie de la famille, elle s'intéresse aux relations conjugales, à l'usage social de l'argent et à l'encadrement légal de la conjugalité. Elle est l'auteure de nombreuses publications en lien avec la thématique du projet : 

  • Quand l'amour et l'État rendent aveugle, le mythe du mariage automatique, Presse de l'Université du Québec, 2012.

  • Aimer et compter ?, Presse de l'Université du Québec, 2011.

  • Belleau H. et Henchoz C, L’usage de l’argent dans le couple : pratiques et perceptions des comptes amoureux. Perspective internationale, L'Harmattan, Paris, 2008.

 

www.inrs.ca/helene-belleau

www.partenariat-familles.inrs.ca

 


Sophie Bissonnette a plus de 35 ans d’expérience en réalisation de films documentaires. Son premier film, la coréalisation Une Histoire de femmes, est primé par l'Association des critiques du Québec: Meilleur long métrage de l’année. Depuis, son parcours témoigne de son intérêt pour la situation des femmes et les causes sociales. Ses principales réalisations incluent : Quel numéro/What number? sur l'envers de la révolution informatique pour les travailleuses de service; Des Lumières dans la grande noirceur et Madeleine Parent, tisserande de solidarités, les portraits de deux militantes syndicales et féministes, Léa Roback et Madeleine Parent; Près de nous sur la pratique des sages-femmes en maison de naissance; Partition pour voix de femmes,  tourné dans une vingtaine de pays à l’occasion de la Marche mondiale des femmes, finaliste aux prix Gémeaux dans la catégorie Meilleur documentaire; Sexy Inc. Nos enfants sous influence sur les effets nocifs des images sexistes et sexualisées dans les médias, primé par l’UNICEF au Concours du Prix Japon.


Plus récemment, Sophie Bissonnette réalise des œuvres d’art communautaire dans le cadre d’ateliers vidéo de récit de vie pour femmes de 50 ans et plus. Elle est également cofondatrice des Rencontres internationales du documentaire de Montréal, de Réalisatrices équitables et de la Fondation Léa Roback.


www.sophiebissonnette.com

[1] Ce constat d’inégalité financière, appuyé par des statistiques, démontre que les femmes gagnent moins que les hommes (2.1. Ibid : http://www.rcentres.qc.ca/public/2010/08/lappauvrissement-a-t-il-un-sexe.html)
[2] Voir Portrait des Québécoises en 8 temps, Conseil du Statut de la femme, www.csf.gouv.qc.ca.